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Mercredi 1 octobre 2008

Les subprimes de la Nature

Blogdette_colo_2 Quand vous allez à la cantine et que vous demandez du rab d'épinards, s'il n'y en a plus, que faîtes-vous? Vous prenez autre chose, rien d'autre ou vous agressez le cuistot? Avec la planète, quand il n'y a plus rien, on continue: on défonce les placards, on fouille dans le frigidaire et on racle les fonds de tiroir.

Cela fait plus d’une semaine que nous vivons au-dessus de nos moyens. Nous sommes à découvert et notre compte plonge chaque jour un peu plus profond dans le rouge. Ca ressemble comme deux gouttes d’eau à un scénario qui se joue aujourd’hui à Wall Street, Tokyo, Paris, Londres et ailleurs, mais c'est en réalité beaucoup plus terre à terre que cela.

Le 23 septembre, c’était la date clef à partir de laquelle nous, les Humains, avions consommé tout ce que la planète s’évertue à produire en un an pour subvenir à nos besoins. C’était le «jour du dépassement», un concept anglais venu du Global Footprint Network, réseau dont le principal objectif est de fournir des outils pour mesurer l'impact des activités humaines sur la planète.

Alors imaginons ce monde où depuis le 23 septembre, c'est ceinture. On ne se déplace plus, on ne s’achète plus de vêtements, ni de crèmes pour le corps, ni de nouvel iPod, ni de voiture au Mondial de l’auto. Et cette diète totale doit durer jusqu’au 31 décembre. Autant vous dire que pour Noël, il faudra confectionner de jolies écharpes à partir de la laine de vos vieux pulls!

«A partir d’aujourd’hui jusqu’à la fin de l’année, nous puisons dans les réserves écologiques de la Terre aux dépens des générations futures» expliquait le fondateur du Global Footprint Network, Mathis Wackernaegel le 23 septembre. «Ca peut fonctionner pendant un temps, mais les déchets s’accumulent inexorablement et nous épuisons les ressources naturelles sur lesquelles l’économie mondiale est fondée.» Laquelle ne se porte déjà pas terriblement bien.

Depuis le 23 septembre, toutes les ressources naturelles que la Terre aura produites entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008 ont été entièrement consommées par anticipation. Certes, la Terre a une capacité naturelle à renouveler ces ressources, mais notre demande actuelle dépasse de 40% cette capacité et nous consommons en un an ce que la planète met un an et quatre mois à produire.

Pourquoi le 23 septembre? En termes simples, le jour du dépassement est le jour où notre empreinte écologique totale (mesurée en hectares) est égale à la biocapacité (également mesurée en hectares) que la Nature peut régénérer en une année. Ce jour-là se calcule en mesurant le ratio entre la biocapacité globale disponible et l’empreinte écologique globale, le tout, multiplié par 365. On trouve alors le nombre de jours durant lesquels la biosphère peut subvenir à nos besoins. En 2008, cela donne 267 jours. Or, le 267ème jour de l’année est le 23 septembre.

Nous sommes donc à «découvert écologique». Et personne ne vient nous réclamer de rembourser notre dette. Le plus triste, c'est que l’Overshoot Day tombe chaque année un peu plus tôt car notre gloutonnerie ne cesse d'augmenter. Le premier a eu lieu le 31 décembre 1986. Dix ans plus tard, nous utilisions déjà 15% de plus que ce que la Terre pouvait produire. L’Overshoot Day tombait alors en novembre et l’an dernier, le 28 septembre.

 

sources : libé


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Mercredi 27 août 2008
EDVIGE : fichage des mineurs et des présumés coupables July 6, 2008 by Temoignage

 Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité. Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l’activité est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre aux services de police d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE. L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule etc…. Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements Généraux de récolter et détenir des informations sur les personnes majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables, comme les motifs justifiant le fichage.

En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique économique ou sociale. Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d’adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée. De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime hypothétique, EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute forme d’opposition. En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au passage sur le choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus global qui remet en cause l’indépendance des médias, comme celle de la Justice, et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du mouvement social ? Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne.
 Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en place de ce fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute forme d’action juridique pour empêcher sa mise en œuvre. Communiqué du syndicat de la Magistrature Fichier Edvige par la Ligue des Droits de l’Homme et la FCPE La FCPE partage les inquiétudes de la LDH sur le fichage policier des citoyens dès l’âge de treize ans par l’intermédiaire du nouveau fichier « Edvige ». Ce fichier recensera désormais les enfants que l’on étiquette d’avance comme de futurs délinquants et les personnes désignées par un policier comme « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public » comme les militants associatifs, syndicaux ou politiques. Communiqué de la LDH - Paris, le 2 juillet 2008 Après la rétention de sûreté préventive, le fichage policier des enfants de treize ans. Par deux décrets publiés au Journal officiel du 1er juillet 2008, le gouvernement a accompagné la fusion des RG avec la DST d’une redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens. Le nouveau fichier, dit EDVIGE, mélange les personnes considérées par un policier comme « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public » avec les militants associatifs, syndicaux ou politiques et en général tout citoyen sur lequel le gouvernement souhaite en savoir davantage : il s’insère en cela dans la tradition française d’utilisation politicienne de la police. Mais avec EDVIGE, il ne s’agit plus, comme avec le STIC, de ficher les auteurs d’ « infractions constatées », mais, comme pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l’on étiquette d’avance comme de futurs délinquants hypothétiques. Le soupçon préventif suffit à justifier le fichage.

Et il y a pire : désormais vont pouvoir être eux aussi « tracés » comme futurs délinquants présumés les enfants, dès l’âge de treize ans, que les policiers considèrent comme potentiellement dangereux. La ministre de l’Intérieur a prétendu se justifier en invoquant l’âge auquel des sanctions pénales sont désormais possibles, argument qu’a balayé la CNIL en faisant observer que ce fichier « ne revêt aucune finalité de police judiciaire ». Mais cela n’a pas arrêté le gouvernement un seul instant : poursuites pénales et fichage policier préventif sont devenus une seule et même mission dans l’esprit des gouvernants français. La séparation des pouvoirs progresse à pas de géants. Dirigeables équipés de caméras surpuissantes pour filmer les banlieues, prison préventive à vie après la fin de l’exécution d’une peine, extension massive des fichiers d’empreintes génétiques, et à présent fichage d’enfants de treize ans désignés d’avance comme futurs repris de justice : le contrôle social tient lieu de politique sociale, et le « plan Marshall » annoncé se transforme en « plan Orwell ».La Ligue des droits de l’Homme considère ce niveau de surveillance des citoyens, généralisée parfois, discriminatoire souvent, comme incompatible avec l’état de droit. Face à des gouvernants qui se réclament du libéralisme, elle rappelle aux citoyens la prédiction de Thomas Jefferson : « Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour un peu de sécurité provisoire ne mérite ni l’une ni l’autre et perdra les deux ».
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Mardi 26 août 2008

Vers l’automobile immobile

A Paris en 2004, la vitesse moyenne de l’automobile est restée stable autour de 16,6 km/h .

Au sein des agglomérations françaises, la vitesse moyenne des voitures oscille entre 15 et 20 km/h, soit à peu près la vitesse moyenne d’un vélo !

Un article de presse relate même une expérience intéressante qui montre que le vélo peut être plus rapide que l’automobile en milieu urbain. Une compétition s’est déroulée entre un automobiliste et un cycliste: l’un comme l’autre devaient rallier huit points de la ville d’Antony, sans chercher à aller le plus vite possible. Tous deux sont partis un dimanche matin à 10h30, c’est-à-dire en-dehors des heures de pointe qui auraient pu pénaliser encore plus l’automobile.

Le cycliste a réalisé le parcours prévu en une heure et la voiture l’a rejoint 25 minutes plus tard… Malgré des passages sans feux et sans place de parking à chercher, il n’a pas été possible pour la voiture de rattraper son retard, le vent ayant de plus handicapé le cycliste.

Il s’agit en outre de vitesse moyenne en condition réelle de circulation. Mais, la vitesse automobile peut être calculée tout autrement, en prenant en compte l’ensemble du temps humain nécessaire pour faire rouler une voiture, et en particulier le temps de travail nécessaire pour payer son automobile, les frais, les taxes, l’essence, l’assurance, etc.

Ivan Illich a réalisé ce calcul et montre ainsi qu’un Américain moyen consacrait, au début des années 70, plus de 1600 heures par an à sa voiture , que ce soit en roulant ou en travaillant pour la payer. S’il exerce une activité professionnelle, l’Américain moyen dépense ainsi  1600 heures chaque année pour parcourir dix mille kilomètres; cela représente une vitesse moyenne d’environ 6 km/h, soit à peine plus que la vitesse moyenne d’un piéton (4 à 5 km/h).

Ivan Illich a ainsi défini le concept de vitesse généralisée, compris ici comme le rapport de la distance parcourue au temps que l’on met à la parcourir. Cette définition n’a rien de révolutionnaire, sauf que dans le «temps que l’on met à la parcourir» il y a le temps effectif du déplacement et le temps que l’on passe à se donner les moyens du déplacement.

Alain Vaillant a formalisé cette notion de vitesse généralisée, qui traduit le fait que la vitesse moyenne de l’automobile dépend du type de véhicule et du revenu moyen du possesseur de ce véhicule.

Certes, les chiffres d’Illich sont déjà anciens (1973) et concernent les Etats-Unis. Mais, Denis Cheynet, dans « Automobile et décroissance », a réalisé une actualisation de ces données et une adaptation à la situation française, basée sur une estimation de la vitesse généralisée de l’automobile .

Sur la base des chiffres officiels du Ministère de l’Equipement, il est possible de montrer qu’à 50 km/h de moyenne au compteur, la vitesse réelle d’une automobile est en fait identique à la vitesse instantanée d’un vélo (environ 16 km/h). Plus étonnant, même en roulant à une vitesse infinie, un automobiliste ne se déplacerait réellement jamais à plus de 25 km/h de vitesse réelle (incorporant l’ensemble du temps nécessaire à l’acquisition et l’entretien de l’automobile).

En outre, les coûts pris en compte ici ne tiennent pas compte des coûts environnementaux de l’automobile (guerres, marées noires, pollution atmosphérique, etc.).

Pour conclure, citons l’Encyclopédie des nuisances : « comme dans toutes les religions, ce qui compte c’est le rite et non le résultat, sinon celle-ci se serait déjà effondrée devant cette simple constatation: la vitesse de déplacement moyenne du citadin motorisé est de l’ordre du double de celle d’un piéton, mais si l’on ajoute à ce temps de déplacement, le temps socialement nécessaire à produire ce qui le permet, on arrive à une vitesse globale moyenne de déplacement nettement inférieure à celle de l’homme du paléolithique. Un tel résultat objectivement dérisoire devrait légitimement troubler l’usager et le planificateur si une quelconque objectivité constituait un critère de jugement dans cette société. On sait qu’il n’en est rien. Et ce qui pourrait prêter seulement à sourire devient moins drôle quand on constate que pour en arriver là, il a fallu bouleverser de fond en comble le territoire urbain et rural. »

Source: Pour en finir avec la société de l’automobile
Marcel Robert, CarFree Editions, septembre 2005

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Mardi 8 juillet 2008
Inondations, tornades, sécheresses, famines, gaspillages des ressources, catastrophes « naturelles », surconsommation, ouverture de nouvelles grandes surfaces de consommation : politiques dans l'intérêt général ou politiques démagogiques, ou bien politiques spectacles ? Partage des richesses, gestion par le flux tendu, pollution, milliers de camions, carburants rares et d'un prix inabordable pour beaucoup.
Les glaciers fondent et le niveau de la mer augmente, menaçant îles et côtes. Tornades, tempêtes, inondations sont plus fréquentes dans certaines régions du monde. Dans d’autres régions, au contraire, il fait plus sec et le désert progresse.

Et une partie de la population continue à surconsommer ? Pendant que d'autres "crèvent" de faim, on continue à gérer par le flux tendu qui génère tant de pollution (ces milliers de camions sur nos autoroutes) et de gaspillage ? Et "notre" Président Monsieur Nicolas Sarkozy propose d'ouvrir plus de surfaces de ventes.... ??? Notre planète est en grand danger, elle ne peut plus "absorber" nos déchets et nos politiques au plus haut niveau l’ignorent ou font semblant de l'ignorer....??? Arrêtons de marcher sur <!-- OAS_AD('Position1'); //--> la tête !!!
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Mercredi 21 mai 2008
En France, 43% de la consommation énergétique nationale est consommée par les bâtiments... à Grenoble, le résidentiel et le tertiaire représentent 65% de la consommation globale de la commune. Alors que la fin de certaines ressources fossiles est d'ores et déjà annoncée, la France doit, peut être plus que n'importe quel autre pays, se saisir des questions énergétiques et innover pour aboutir, à terme, à ce que chacun puisse disposer d'un habitat performant.

Ceci est le pari des prochaînes décennies et passe notamment par la promotion d'un urbanisme moins consommateur d'espace et plus compact, la réorganisation des accès automobiles, l'irrigation du coeur de ville par des modes de déplacement doux et la systématisation d'une architecture de qualité, économe en énergie. ....

ou pas ?

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Mercredi 30 avril 2008
Un joli projet… nous avions un très joli projet pour l’hiver 2007-2008.

Nous devions nous rendre en Patagonie pour effectuer une traversée du continent, de l’océan Pacifique jusqu’à l’océan Atlantique en franchissant la Cordillère des Andes. Nous serions partis côté chilien, aurions marché vers l’est, vers l’Argentine, en transportant chacun un mini-raft gonflable accroché au sac à dos. La cordillère franchie, nous aurions gonflé nos rafts et nous serions laissés descendre le long d’un fleuve nous amenant jusqu’à l’Atlantique. 800 km de nature en utilisant plusieurs moyens non motorisés. Joli n’est-ce pas ? Nous avions tout préparé pour ce trip. On nous prêtait les mini-rafts et les pagaies ultralégères démontables en 4 brins. L’itinéraire avait été étudié. Deux autres coéquipiers devaient faire le voyage avec nous, nous étions super motivés. Bref tout roulait.

Oui mais pour aller en Patagonie, il faut prendre l’avion. Un soir, sur Google Earth, je trace négligemment un trait entre la France et la Patagonie chilienne et je lis 13.000 km ! Soit 26.000 km aller-retour. Et alors là, ma conscience a commencé à me titiller. À la rédaction, nous sommes informés, même très bien informés sur les problèmes à venir de la planète, la grande crise énergétique qui nous attend et ses conséquences désastreuses, car, depuis longtemps, nous lisons de nombreux bouquins relatifs à ce sujet. Alors sensibilisés que nous sommes, nous avons fait des efforts. Mais pour nous, l’avion est presque un outil de travail, même si nous essayons de l’utiliser avec parcimonie (je n’ai pas pris l’avion depuis 2005, ce n’est quand même pas si mal pour un rédac chef d’un mag de voyage). Mais pour ce projet-là, il fallait le prendre sur 26.000 km… La conscience a continué à faire son boulot. Nous sommes allés sur un site Web pour calculer notre empreinte écologique, et là, nous avons vu qu’avec ce trajet, nous explosions notre bilan carbone annuel (multiplication par un facteur supérieur à 2).

Alors nous avons cherché des raisons d’y aller quand même… Nous avons regardé les sites de compensation carbone, nous nous sommes dit que c’était pour notre boulot, et puis aussi qu’avec ou sans nous, on le brûlerait jusqu’à la dernière goutte ce pétrole, que l’avion partirait quand même sans nous et que, de toute façon, la vie sur la planète disparaîtra quand le soleil s’éteindra. En somme, nous avons cherché et trouvé tout un tas de mauvaises bonnes raisons. Mais la conscience était toujours là et nous nous sommes dit que, vu que l’on sait, et parce que l’on sait, si nous ne changions rien, nous serions des salauds. On reproche aux Américains de ne pas vouloir changer leur « way of life », mais quand il s’agit de nous, qu’il est difficile de se remettre en question ! Notre conscience, têtue comme une mule, à force d’assauts répétés a fini par nous faire abandonner ce projet et en a naturellement fait naître un autre…


 

source : www.expemag.com/


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Mardi 8 avril 2008


Des droits de l'homme ou des centrales nucléaires...Les "décideurs" ont fait leurs choix !

pour le mettre sur le web :

<img src=”http://www.no-comp.net/wp-content/uploads/2008/04/chtibetain.gif” alt=”banner soutient bienvenue chez les chti’betains” />
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Lundi 7 avril 2008
En 25 ans, le nombre de voitures particulières par ménage est passé de 0,95 en 1980 à 1,1 en 2005. Le parc a été multiplié par 1,6 du fait également de la progression du nombre de ménages.
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Lundi 17 mars 2008
Drapeau.jpg 10 choses à savoir sur le Tibet
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  1. Le Tibet a été envahi de manière violente par la Chine en 1949. Depuis, 1,2 millions de Tibétains sont morts des suites directes de l'invasion.

  2. Le 10 mars 1959, les Tibétains se sont soulevés contre l'occupation illégale du Tibet par la Chine. Le Dalaï Lama, chef politique et spirituel du Tibet, s'est enfui en Inde et plus de 100 000 réfugiés l'ont suivi.

  3. La Chine a lancé sa " solution finale ", la relocalisation de colons chinois au Tibet. Il y a aujourd'hui plus de Chinois que de Tibétains au Tibet !

  4. Les femmes tibétaines sont sujettes à la stérilisation et à des avortements forcés, façon d'exterminer la population tibétaine. Les femmes souffrent des formes les plus dégradantes de torture. Bastonnades impitoyables, viols et agressions sexuelles : lacération des bouts de seins, matraques électriques enfoncées dans le vagin et l'anus, enveloppement du corps par des fils électriques sous tension… sont parmi les atrocités décrites.

  5. Aujourd'hui, on compte 250 prisonniers politiques dont le Panchen Lama qui n'a que 14 ans et a passé la moitié de sa vie en prison. Les prisonniers politiques sont régulièrement soumis à des extractions de sang, à des exercices intensifs et aux travaux forcés. Ils subissent des lavages de cerveau, des tortures physiques et psychiques et des classes de rééducation.

  6. Depuis que la Chine a signé la Convention contre la torture en 1988 (cf Art.12), 84 Tibétains sont morts conséquemment à des tortures.

  7. Dans la capitale du Tibet, Lhassa, il y a maintenant plus de prisons que de monastères. Cette ville est devenue un lieu de tourisme sexuel comparé à Bangkok.

  8. Environ 80% des forêts au Tibet ont été rasées par les Chinois. On trouve dans certaines zones un taux de radioactivité bien trop élevé. Les ressources naturelles sont consommées sans souci de leur renouvellement. 10 barrages sont en train d'être construits.

  9. La liberté de religion est sévèrement réprimée et souvent punie plus sévèrement qu'un meurtre. Aujourd'hui, plus de 100 moines et nonnes bouddhistes seraient toujours détenus. La répression, la volonté d'intimidation et l'étouffement de l'identité et de la culture tibétaines se poursuivent.

  10. 2004 était l'année de l'amitié franco-chinoise alors, au nom des Droits de l'Homme, soutenons les peuples chinois et tibétain persécutés par le gouvernement du président chinois Hu Jintao.

    Malgré tout ce que peut clamer la propagande chinoise, le Tibet n’est pas une province heureuse de la Chine. L’envahissement de ce pays libre, en 1950, par l’armée rouge chinoise a été plus que sanglant, et l’occupation, depuis plus de 50 ans, ne l’est pas moins...

    Génocide humain
    Le peuple Tibétain a tout d’abord subi un Génocide Humain. Plus de 1.2 million de morts entre 1950 et 1976, soit un cinquième de la population totale du pays dont :
    - 342 970 morts de famine
    - 432 705 tués au combat
    - 173 221 morts en prison ou en camps de travail
    - 156 758 exécutés
    - 92 731 morts sous la torture
    - 9 002 suicidés

    Génocide culturel
    Depuis près de 40 ans les Tibétains sont victimes d’une colonisation intensive par les Chinois. Il s’agit d’une politique officielle systématique du gouvernement chinois, destinée à diluer le peuple tibétain dans une mer de colons chinois.
    Ces transferts massifs de population menacent la survie même de la nation et du peuple tibétain sur son propre sol. Actuellement, il y a plus de 7,5 millions de Chinois au Tibet contre 6 millions de Tibétains. A Lhassa, plus des trois quarts de la population est chinoise.

    Cette sinisation du Tibet risque de s’accentuer encore plus avec la construction d’un Chemin de Fer reliant Gormo à Lhassa, et permettant l’arrivée au Tibet de plusieurs milliers de colons chaque semaine.
    Parler Tibétain a été interdit puis mal vu. Le mandarin est devenu la langue officielle. Les jeunes enfants tibétains n’ont plus accès à l’éducation traditionnelle et l’écriture tibétaine est menacée de disparition.
    L’identité tibétaine, via la culture et la religion, est la cible des attaques de Pékin : l’interdiction de posséder un drapeau du Tibet, une photo du Dalaï Lama ou de chanter l’hymne tibétain, la transformation de temples en latrines publiques ou en supermarchés… Toutes ces oppressions visent à faire oublier aux Tibétains qui ils sont.

    Le Tibet a payé un lourd tribut à la révolution culturelle (1966 /1976) : dans les monastères (détruits ensuite) , des moines et nonnes ont subi des violences sexuelles et ont été contraints de regarder les gardes rouges utiliser leurs textes sacrés comme papier hygiénique. Des trésors millénaires (statues, objets rituels en or…) ont été envoyés dans les usines chinoises pour y être fondus en lingots. D’autres antiquités ont été et sont encore vendues à des collectionneurs, en Chine et dans le monde. En 1949 il y avait près de 6000 temples au Tibet. Aujourd’hui, seulement 6 ont survécu.
    L’architecture traditionnelle a fait place aux constructions de béton et d’acier. Après avoir détruit les monastères, les autorités chinoises ont décidé d’en rénover certains, transformés en “musée de la spiritualité”, ceci dans l’unique but d’attirer les touristes et de faire croire que tout se passe pour le mieux au Tibet, où “Le gouvernement Chinois attache une grande importance à préserver la culture Tibétaine”.

    Des centaines de restaurants et de commerces ont été ouverts à Lhassa et dans les grandes villes tibétaines. Maisons de passe, casinos et bars karaokés fleurissent à tous les coins de rue. Les autorités chinoises espèrent ainsi dévoyer les jeunes Tibétains et ruiner leurs liens familiaux, sociaux et culturels.
    L’alcool et les cigarettes sont parmi les produits les moins chers à Lhassa. De plus en plus associée à des valeurs passéistes, la spiritualité est remplacée par le culte de la consommation et du capitalisme à outrance.

    Génocide humain
    Dans la quasi indifférence générale, le pays le plus peuplé de la Terre, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, signataire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant continue à violer impunément les droits humains les plus élémentaires.
    Le génocide tibétain et l’occupation illégale du Tibet par la Chine sont reconnus par la commission internationale des juristes. Depuis le 28 juin 2005, l’ancien président Chinois Jiang Zemin, l’ancien premier ministre Li Peng et cinq autres dirigeants chinois sont poursuivis devant la Cours Nationale espagnole pour crime contre l’humanité, torture et terrorisme contre le peuple tibétain.
    Des résolutions ont été prises par les Nations Unies en 1959, 1961 et 1965. Elles ne sont toujours pas appliquées en l’an 2005…
    Assassinats, enlèvements, arrestations arbitraires, viols, stérilisations forcées des femmes sont le lot quotidien des Tibétains depuis près de 50 ans.
    Au Tibet comme en Chine, il n’y a aucune liberté d’expression : la presse est censurée ou contrôlée par le Parti, les cybercafés ferment par dizaines et la Chine est devenue la plus grande prison de cyberdissidents (voir le rapport de Reporters sans Frontières à ce sujet).
    La torture est également monnaie courante dans les prisons tibétaines. L’objectif est de briser le moral des prisonniers, de les déshumaniser et d’anéantir leur volonté de continuer toute activité politique. Les interrogatoires comprennent entre autres les techniques suivantes : décharges de matraques électriques, coups de barres de fer, coups de crosse de fusil, introduction de baguettes sous les ongles, application de pelles brûlantes sur le corps, eau bouillante déversée sur la tête des prisonniers, exposition à des températures extrêmes, privation de sommeil, de nourriture, d’eau…
    Et la liste n’est pas exhaustive.

    Des équipes de travail chinoises mènent régulièrement des sessions de “rééducation politique” (thamzing) dans les monastères. Lors de ces sessions, on cherche à contraindre les nonnes et les moines à renier le Dalaï Lama, à leur faire apprendre l’histoire tibétaine selon la version chinoise et à empêcher tout mouvement de libération du Tibet.
    Enfin, des dispositifs de surveillance (vidéo, policiers en civil et collaborateurs) empêchent toute tentative de manifestation ou tout acte de dissidence organisée. En 1999, on dénombrait plus de 615 prisonniers politiques au Tibet, dont 62 ayant passé plusieurs années en prison. Leurs crimes : détenir une photo du Dalaï-lama, agiter le drapeau national tibétain, crier « Tibet libre » lors de manifestations pacifiques, coller quelques affiches sur les murs, traduire en tibétain le texte de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ou simplement parler de la situation des droits de l’homme au Tibet à des touristes ou à des journalistes étrangers…

    Témoignage de Palden Gyatso

    Âgé de vingt-huit ans lors de son arrestation, Palden Gyatso ne fut libéré qu’en 1992, alors qu’il avait presque soixante ans. Il vit désormais à Dharamsala, dans le Nord de l’Inde.
    Depuis qu’il a fui le territoire occupé du Tibet, en 1992, il a voyagé en Europe et aux Etats-Unis avec Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits de l’homme. En 1995, il témoigna devant la Commission des droits de l’Homme des Nations unies.

    Voici son témoignage : “Il s’était rapproché du râtelier à matraques. Il en sélectionna une, plus courte, d’une trentaine de centimètres de long, et la brancha afin de la recharger. Il y eut des étincelles accompagnées de crépitements. “Pourquoi es-tu ici ?” poursuivit-il. “Parce que j’ai placardé des affiches à Lhassa réclamant l’indépendance du Tibet.” “Alors tu veux toujours Rang-tsèn* ?” demanda-t-il d’un ton plein de défi. Il n’attendit pas ma réponse. Il débrancha la matraque électrique et commença à me titiller ici et là avec son nouveau joujou. A chaque décharge, je tressaillais des pieds à la tête
    Puis tout en criant des obscénités, il m’enfonça la pointe dans la bouche, la sortit, l’enfonça de nouveau. Il retourna ensuite près du mur et en choisit une plus longue. J’avais l’impression que mon corps se désintégrait. Je me rappelle vaguement qu’un des gardes fourra ses doigts dans ma bouche pour me tirer sur la langue afin de m’empêcher d’étouffer. Il me semble aussi qu’un des Chinois présents, écoeuré, sortit précipitamment de la pièce.

    Je me souviens comme si c’était hier des vibrations qui me secouaient tout entier sous l’effet des décharges : le choc vous tenait sous son emprise, pareil à un violent frisson. Je sombrai dans l’inconscience et, en me réveillant, je découvris que je gisais dans une mare de vomissures et d’urine. Depuis combien de temps étais-je là ? Je n’en avais pas la moindre idée. J’avais la bouche enflée, je pouvais à peine bouger la mâchoire. Au prix d’une souffrance indicible, je crachai quelque chose : trois dents. Plusieurs semaines s’écouleraient avant que je puisse à nouveau manger des aliments solides. En définitive, je perdis toutes mes dents.”
     






    sources : http://www.tibetlibre.org/DossiersETL/

 
Par Jibé - Publié dans : Général
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Mardi 12 février 2008
A l'heure de la sobriété, des économies d'énergie....du " développement durable", les loisirs des plus riches vont encore aller s'exciber et se pavaner avec leurs bolides qui font vroum vroum dans des pays qui ont bien d'autres besoin que de voir ce spectacle désolant de caravane publicitaire.

Des vroum vroum à pleines vitesse, ils ont tués assez d'enfants en Afrique ("ça fait parti de l'aventure et du jeu"....) pour aller s'attaquer aux petits chiliens sur les pistes de ces si beaux pays...

Honte aux occidentaux qui croient en la F1 (bolide qui tournent en rond le plus vite possible), ils osent appeler ça du sport....des bouts de métals bardés de sponsors qui ont 2 hélicoptères et 3 camions qui les suivent pour intervenir dés que ces messieurs ont la moindre avaries....quel gachi....

Sinon pour agir local et penser global....Le niveau 8 (seuil d'alerte préfectoral) est atteint dans toute la région Rhône Alpes depuis hier....le beau temps....et la faute aux auto-solistes.....

et moi qui roule à vélo pour me rendre au travail.....
Par jb - Publié dans : Général
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