Un piti blog qui adopte en toutes choses ce qui lui plaît, qui est capable d'apprécier des choses très diverses sans esprit exclusif ...
Attention, ce bogl n'est pas un bogl sur le cyclimse, merci de votre compréhension.
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Nous devions nous rendre en Patagonie pour effectuer une traversée du continent, de l’océan Pacifique jusqu’à l’océan Atlantique en franchissant la Cordillère des Andes. Nous serions partis côté chilien, aurions marché vers l’est, vers l’Argentine, en transportant chacun un mini-raft gonflable accroché au sac à dos. La cordillère franchie, nous aurions gonflé nos rafts et nous serions laissés descendre le long d’un fleuve nous amenant jusqu’à l’Atlantique. 800 km de nature en utilisant plusieurs moyens non motorisés. Joli n’est-ce pas ? Nous avions tout préparé pour ce trip. On nous prêtait les mini-rafts et les pagaies ultralégères démontables en 4 brins. L’itinéraire avait été étudié. Deux autres coéquipiers devaient faire le voyage avec nous, nous étions super motivés. Bref tout roulait.
Oui mais pour aller en Patagonie, il faut prendre l’avion. Un soir, sur Google Earth, je trace négligemment un trait entre la France et la Patagonie chilienne et je lis 13.000 km ! Soit 26.000 km aller-retour. Et alors là , ma conscience a commencé à me titiller. À la rédaction, nous sommes informés, même très bien informés sur les problèmes à venir de la planète, la grande crise énergétique qui nous attend et ses conséquences désastreuses, car, depuis longtemps, nous lisons de nombreux bouquins relatifs à ce sujet. Alors sensibilisés que nous sommes, nous avons fait des efforts. Mais pour nous, l’avion est presque un outil de travail, même si nous essayons de l’utiliser avec parcimonie (je n’ai pas pris l’avion depuis 2005, ce n’est quand même pas si mal pour un rédac chef d’un mag de voyage). Mais pour ce projet-là , il fallait le prendre sur 26.000 km… La conscience a continué à faire son boulot. Nous sommes allés sur un site Web pour calculer notre empreinte écologique, et là , nous avons vu qu’avec ce trajet, nous explosions notre bilan carbone annuel (multiplication par un facteur supérieur à 2).
Alors nous avons cherché des raisons d’y aller quand même… Nous avons regardé les sites de compensation carbone, nous nous sommes dit que c’était pour notre boulot, et puis aussi qu’avec ou sans nous, on le brûlerait jusqu’à la dernière goutte ce pétrole, que l’avion partirait quand même sans nous et que, de toute façon, la vie sur la planète disparaîtra quand le soleil s’éteindra. En somme, nous avons cherché et trouvé tout un tas de mauvaises bonnes raisons. Mais la conscience était toujours là et nous nous sommes dit que, vu que l’on sait, et parce que l’on sait, si nous ne changions rien, nous serions des salauds. On reproche aux Américains de ne pas vouloir changer leur « way of life », mais quand il s’agit de nous, qu’il est difficile de se remettre en question ! Notre conscience, têtue comme une mule, à force d’assauts répétés a fini par nous faire abandonner ce projet et en a naturellement fait naître un autre…
source : www.expemag.com/
"L'infrastructure d'Internet draine une grande quantite de ressources energetiques. Estimee a 123 terawattheures en 2005, la consommation electrique de l'ensemble des serveurs dans le monde equivaut a la production d'une quinzaine de centrales nucleaires.
Soutenu par des serveurs bon marche, mais de basse qualite et peu efficients, Internet contribue a une facture energetique de plus de 5 milliards d'euros par an, estime Jonathan Koomey, un universitaire de Stanford. Entre 2000 et 2005, la consommation mondiale de ces serveurs a plus que double. Une telle augmentation est d'autant plus problematique qu'elle n'inclut pas le nombre de serveurs de grandes compagnies, telles que Google, tres discrete sur la capacite de ses infrastructures."
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article lu ds Le Monde